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Les
pigeonniers
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Elégants
et précieux témoins d'une époque
révolue, n'ayant actuellement aucune autre raison
d'être que celle là, les pigeonniers font
le plus souvent partie d'un patrimoine rural non classé
et non protégé. A ce titre, ils ont droit
à toute notre sollicitude et, s'ils sont encore
nombreux dans nos provinces méridionales, leur
nombre décroît régulièrement
en dépit d'une importante prise de conscience
des sociétés culturelles, elles mêmes
relayées par les collectivités locales
et les particuliers depuis une cinquantaine d'années.
Leur sauvegarde implique un investissement financier
important même si des aides à la restauration
existent à condition que le dossier soit agréé
par les organismes compétents.
A Saïx, H. Astruc dénombrait 16 colombiers
en 1971, sans compter les pigeonniers aménagés
dans les combles de certaines maisons avec simples trous
d'envol implantés dans la façade ou le
mur pignon (La Guéraudarié, église
de Saïx). Depuis cette date, deux pigeonniers se
sont effondrés, celui du Fraysse et celui identifié
« Saïx-centre » qui se trouvait à
côté du cimetière.
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Parmi
les pigeonniers restants, six sont de type « Castrais
» caractéristique de la région.
Ils sont formés d'une caisse carrée maçonnée
ou à colombages, reposant sur quatre piliers
en pierre de Navès couronnés par un «
champignon » destiné à empêcher
l'ascension des nuisibles, et coiffée d'un toit
à quatre pentes surmonté d'un lanternon
dont la couverture est en ardoise de Dourgne. Une «
quille », représentation phallique de la
fécondité, en pierre, plomb, zinc ou céramique
couronne le tout, parfois remplacée par un épi
de faîtage en poterie vernissée représentant
un pigeon. Le pigeonnier de Villegly comporte huit piliers.
Ceux de Deveille, Sendronne et Alary figuraient déjà,
bien dessinés avec leurs quatre pattes et leur
clocheton, sur le cadastre de 1719 ; celui de Deveille
qui s'appellait alors Montagut y est nommément
cité.
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Deux
autres pigeonniers sont du type « tour carrée
» en pierre surmontée du même type
de toit ; la protection contre les rongeurs y est assurée
par une ceinture de défense en dalles de grès
dont la partie inférieure est évidée
(Rouquette) ou non évidée (Les Gayrauds).
Ce dernier pigeonnier, bien que ne figurant pas sur le
cadastre de 1719, est daté de 1655, ce qui en fait
un des plus anciens du département puisque le plus
ancien d'après H. Astruc est de 1614. Au Lévézou,
le pigeonnier est une tour cylindrique avec clocheton,
un modèle rare qui a fait l'objet d'une restauration
soignée il y a une vingtaine d'années. La
ceinture de défense est haute, en carreaux de terre
cuite débordants sur la facade.
Les autres colombiers recensés sur le territoire
communal sont, soit de simples bâtières avec
toit à deux pentes opposées comme celui
du carrefour de la route nationale, malheureusement défiguré
par les panneaux publicitaires, soit de type « toulousain
» avec toit en marche d'escalier (Longuegineste,
En Alary). |
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| Ces
monuments, puisqu'il faut bien maintenant les considérer
comme tels, ont accompagné l'histoire de notre village,
générant pour leurs propriétaires un rapport
conséquent en volatiles comestibles mais également
en engrais apprécié : « la colombine ».
A l'heure où le caractère nuisible des pigeons
est constamment mis en avant, peut être pouvons nous regretter
un instant de ne plus voir au dessus de nos toits le vol tournoyant
de ces oiseaux pacifiques, dont l'image est tellement chargée
de symboles depuis l'antiquité. |
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| Pour
visiter l'intérieur, réserver par écrit
à la Mairie de Saïx ou téléphoner
au 05 63 74 71 76. |
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